Une année plus tard ...

illustration by >poomeetlespetiteschoses.com


Comme toujours, après un changement radical de vie, il y a l'heure du bilan. Cette fameuse "première année"!  Pour ma part, pour ma propre expérience, j'ai eu plusieurs bilans. Le premier jour, les premiers 6 mois et maintenant ce bilan, celui de la première année. Alors voici mon ressentit aujourd'hui, un peu à cheval sur la date, mais j'y suis. (A la fin du mois , cela fera un an que je vis dans cette maison, et ça a fait un an que j'ai "officiliasé" ma décision en août.)

Le jour où j'ai fait le choix de rendre officielle et irrévocable ma décision, je me suis sentie soulagée d'un poids énorme, libérée de chaînes. Le premier jour où je me suis endormie dans ma nouvelle chambre, dans mon nouveau chez moi, dans ma nouvelle vie, je n'ai plus ressenti aucune peur, du bonheur, et une envie de vivre de dingue! Après 6 mois, je me suis retournée et je me suis étonnée à être fière de mon chemin. Et aujourd'hui?

Pour résumer un peu tout ça, car certaines qui me suivent actuellement n'ont jamais connu mon ancien blog, ma vie, mes choix , Moi . Donc, pour faire vite:
J'ai rencontré un garçon pendant ma seconde au lycée, j'avais 15 ans. Quelques temps plus tard j'ai eu avec lui mes premiers rapports sexuels et comme j'étais une cruche finie, pour traduire : une jeune fille d'un romantisme exaspérant qui croyait que le premier homme avec qui on couche c'est l'amour , le seul et unique, le Grand Amour de notre vie, ben je l'ai gardé longtemps ... Peut être un peu trop? Enfin bref. Il m'a donc suivi 3 ans plus tard quand je suis allée en faculté. Je suis tombée enceinte l'année de mes 21 ans (mais j'ai eu ma licence et me suis inscrite en maîtrise malgré tout !) et nous nous sommes mariés cette même année (ha l'an 2000 !!! ). Et voilà comment je me suis retrouvée  20 ans après mariée, avec 3 enfants, dans une belle et très grande villa (crédit finit en prime!) mais voilà, malheureuse comme la pierre..... Je vivais ma vie en pensant ainsi: j'étais mariée à un homme qui n'avait ni amour ni respect pour moi, une de ces femmes trompées qui ne servent que de vitrine à leur mari et rien de plus. J'étais très mal dans ma peau, entourée d'amis qui ne voyaient pas ma détresse. Je n'ai trouvé que la nourriture comme dérivatif à tout ça. Je ne dirais pas que cela m'a aidé à me sentir mieux mais juste à peser plus et m'enfoncer plus. Évidement, sans emploi, je me sentais encore plus inutile que ce que l'on me reprochait déjà. Je n'avais le goût à rien, pour rien, je me laissais juste porter par la vie et je me levais le matin parce qu'il le fallait. Bref, la vie de rêve d'une épouse comme tant d'autres......

Puis, il y a deux choses qui m'ont fait réagir (en gros: d'août 2012 à juillet 2013):
Premièrement, j'ai voulu me réorienter professionnellement et j'ai suivi un CAP dans un lycée sur 9 mois. Là, j'y ai ré-appris à avoir confiance en moi grâce aux gens que je côtoyais 8H par jour. Ils ne me connaissaient pas, ils ont juste appris à me connaître, à respecter pour ce que j'étais et très vite ils ont placé une très grande confiance et des responsabilités pour tout le groupe en moi. J'ai alors pris conscience que je n'étais pas inutile ni stupide.
Ensuite, il y a eu la maîtresse de trop dans notre vie de couple. Celle bien trop jeune, celle que je ne pouvais pas accepter pour tellement de raisons, qu'elles soient un cas de conscience morale ou juste une question de fierté. Car oui, j'avais retrouvé ma fierté. Et avec elle le courage de m'opposer enfin à l'homme en face de moi.

"Wonder Poupie", illustration by PoOme
Donc voilà, comment en août 2013, j'ai fait le tour de ma famille pour leur dire : "Je divorce. Je prends mes enfants et je déménage. "
Il m'a fallu presque une année de réflexion, de discutions stériles de couple, de remise en question personnelle, de motivation et d'emmagasinage de courage, ou de folie, pour me décider à faire ce pas de dingue.

Les gens m'ont trouvé courageuse, moi je me suis trouvée folle à lier!!!!
Je partais.... Il me fallait trouver un appartement avec un minimum de 3 chambres, payer un loyer et ses charges, pouvoir nourrir mes enfants, tout ça seule et sans emploi.
Et bien je l'ai fait, et je le fais encore.

Entre temps, il y a eu les 2 mois de cohabitations. Ces 2 mois terrifiants où j'ai perdu le peu qu 'il me restait: mes amis, mes derniers repères. J'ai pensé tellement de fois revenir en arrière. Mais j'avais fait en sorte de me l'interdire. Je suis bien trop têtue et bornée, j'avais trop réfléchi à tout ça et j'étais bien trop déterminée pour revenir sur une décision. Je suis comme ça, et heureusement! Alors ces deux mois ont sûrement été les pires de ma vie, psychologiquement, comme physiquement. Mais j'ai tenu bon, je ne sais pas à quoi je me suis raccroché car finalement, je n'avais plus personne, mais j'avais mes convictions et elles m'ont servie de bouée. 
Je ne suis pas le genre de personne qui se confie et se raccroche à n'importe qui, ni même à sa famille. J'ai continué d'avancer vers le but que je m'étais fixé sans réfléchir, sans me retourner, sans aucun signe de faiblesse. Même si intérieurement j'étais à la limite de la crise de folie, les larmes prêtes à couler à n'importe quel moment. 
Et j'ai réussi. Le 1° novembre je signais mon bail de location et j'avais mes clefs. J'ai déménagé sommairement et précipitamment le week end même. Je n'ai pas pris grand chose au final mais tant pis , j'ai le principal: mes enfants. Et eux, j'avais tout prévu, ils n'ont manqué de rien, leurs chambres étaient prêtes, les armoires pleines, les placards de nourriture aussi. Il y avait une table et quatre chaises, parfait! Ma mère m'a heureusement aidé à m'équiper avec l'achat (à rembourser!) des frigo et cuisinière, et,  le reste, ma soeur et des amis m'ont offerts meubles et vaisselles. Ce soir là, dans mon lit, j'ai regardé mon plafond avec un sourire immense, et j'ai enfin pu dormir.

J'ai petit à petit découvert que pas mal de gens tenaient à moi bien plus que je ne l'avais pensé. Mon état d'esprit était si mauvais avant tout cela que je n'avais pas réaliser que des personnes autour de moi m'appréciaient, s'inquiétaient et avaient vu ma détresse. Je ne voyais que les faux-amis qui venaient chez moi, ceux de mon époux, ceux qui n'étaient mes amis, mais ceux qui prétendaient l'être, ceux qui le seul jour où j'ai eu besoin d'eux ont fait un choix, et ce choix ce n'était pas moi. J'ai découvert des amis, des Vrais Amis. Peut importe l'heure, peut importe la distance, ils sont là.

J'ai appris à apprécier la vie, à en profiter. J'ai mêmefinis par aimer ça !!! Je sors , je m'amuse, je ris. Je me suis retrouvée. J'avais oublié que j'avais eu à une époque cette joie de vivre et de profiter des petites choses simples. 
J'ai aussi appris à me confier, à évacuer ma peine et mes angoisses, à être heureuse et bien dans mon corps comme dans ma tête. Enfin heureuse, bien entourée, j'ai perdu du poids sans même m'en rendre compte. Adieu boulimie! Pourquoi je mangerai à longueur de journée? Qu'ai-je à compenser? Rien !!! ( pour info, j'en suis en tout à une trentaine de kilos envolés.) Malgré le fait que mon matelas est toujours au sol et qu'il n'y a rien d'autre dans ma chambre,qu'il n' y est pas de canapé dans le salon et qu'aucun meuble n'est assorti à un autre, et bien la maison c'est bien meublée, tranquillement, joliment, à mon image. J'ai encore quelques bricoles à acheter, remplacer, décorer, mais cette maison est devenu notre foyer. C'est bien cela le plus important: c'est notre foyer.
Voilà ce que j'ai acquérir en 6 mois .

Et au bout d'un an alors?
Et bien je me suis retrouvée. Je me suis épanouie. Je me suis affirmée. Et je n'ai toujours pas d'emploi malheureusement (j'ai pu trouvé quelques remplacements pour ce mois ci, je croise les doigts ^^), et je dors toujours au sol mais depuis le vendredi 25 septembre, à presque exactement 15H , j'ai un canapé! J'ai surmonté des problèmes financiers de fou, bien que je me suis permise un petit budget mensuel pour moi, pour ne pas rester enfermée et éviter de me renfermer encore et toujours sur moi-même. Je ne dis pas que je roule sur l'or, bien loin de là, mais il y a de quoi manger sans se poser de question, il y a de quoi payer les factures d'eau et d'électricité, il y a de quoi s'habiller dans les armoires. Et j'arrive même à offrir des petites sorties sympas avec ciné ou petit resto aux enfants. L'aspect financier, quand on est une maman célibataire, sans travail, et un peu trop fière pour pleurer trop souvent à la famille (sauf en cas d'extrême nécessité, ce qui est arrivé 2 fois: caution, et arriérés chez l'assureur), et bien, on assume son choix de vie et on se dépatouille comme on peut! Alors je passe mon temps à faire des comptes d'apothicaire, je jongle avec les délais d'encaissements et du coup en fin de mois sur le découvert autorisé (que j'ai tout petit par choix.), mais au final, je m'en sors pas trop mal, voire même bien pour le moment. Et je me rends compte, avec le recul, que je m'en sors même mieux que lorsque j'étais en couple. Bon, à côté je ne m'offre plus de cadeaux comme les poupées, les livres (juste pas mal en moins, mais un strict minimum quand même!), les mangas (aïe, j'ai tellement de retard que je vais me séparer d'une grande partie de ma collection) et toutes ces petites babioles que j'aime entasser (d'ailleurs je n'entasse plus, étant devenue assez ordonnée), bref, finit les achats compulsifs compensatoires après un chagrin.  Mais je me rends compte aussi que j'ai perdu ce côté matérialiste qui me poussait à ne rien jeter, à tout conserver, à acheter toujours plus même l'inutile. Je suis satisfaite de ce que j'ai, je n'ai pas besoin de plus. Même si je craque souvent sur pleins de choses, parce que je suis comme ça, tout me plaît , je n'ai plus d'angoisse en laissant dans la vitrine du magasin ce que je trouve beau, quoi que ce soit.

Bon, il y a moi, certes, mais il y a aussi mes trois enfants. Nous ne vivons pas dans un monde de bisounours, mes enfants sont des terreurs et je suis sûrement loin d'être la mère parfaite, mais nous vivons tranquillement. Nous sommes arrivés à trouver un équilibre, une routine, et un fonctionnement. Les enfants ont subi mon choix, ils ont suivit et ce sont adaptés. Les années me diront comment ils vivent ces changements.
J'en ai discuté avec eux trois bien sûr.  Ce n'est pas évident pour autant. Il y a ce qu'ils veulent bien dire et ce qu'ils préfèrent taire. Mais ils sont aujourd'hui habitués à ce mode de vie, avec les weekend chez papa et la semaine chez maman.
Je suis contente par contre de ne pas avoir droit, ou pas encore, au jeu du chantage avec les "chez papa c'est mieux", ou les "papa il nous laisse faire ça" ou "papa il nous a acheté ça". C'est surtout qu'ils se contentent de ce qu'ils ont à chaque endroit, sans faire jouer la concurrence affective pour avoir plus, pour faire du chantage affectif et commercial (si je peux dire), ou quoi que ce soit d'autre. Je suis assez contente sur ce point là, nous sommes restés leurs parents quoi qu'il arrive, ils nous ont laissé la même place qu'avant et ne cherchent pas à la changer.
Oui, bon ! A part mon cher et tendre fils ! Celui là!!! -__-' Il est beaucoup trop imaginatif en matière de bêtises, chantage affectif et tout ce qu'il est possible d'imaginer. Je me demande quand sa crise d'ado va finir? Sûrement jamais .... :-) Donc il a bien trop à penser à de nouvelles conneries venues des tréfonds de l'imagination adolescente qui bouillonne dans sa caboche pour avoir un peu de temps (parce que l'énergie, il l'a , pas de soucis , à mon plus grand désespoir!) pour penser à chercher d'autres sources d'inspirations dans la séparation de ses parents.
En même temps, mes enfants ont hérité du pire - ou du meilleur - de mes gênes: un caractère de cochon et le chromosome du "je râle donc je suis " .
Je me souviens de ce qu'un homme m'a dit il y a des années: "Pars. Tes enfants ne pourront jamais être heureux si leur mère n'est pas heureuse." . Si tu me parlais encore aujourd'hui, toi qui m'a dit ces mots, qu'en penserais-tu aujourd'hui? Sont-ils heureux?
De mon point de vue, j'en ai l'impression? Mais vu de l'extérieur, qu'en est-il?

Quant à moi.....
Je me suis découverte une joie de vivre que j'ignorais. J'ai retrouver le goût de m'amuser, de profiter de la vie, des amis, de sortir, de vivre tout simplement. J'ai appris à faire confiance, de façon à pouvoir parler et confier mes soucis, mes joies, mes peines. Je ne suis pas encore arriver à pleurer... Il faudra qu'un jour je ré-apprenne à le faire. Je me suis tellement interdit de verser une larme pendant tellement d'années, qu'aujourd'hui encore je n'y arrive pas. Mais je sais qu'un jour les vannes vont s'ouvrir et là, je vais avoir du mal à les fermer....
Je me suis découverte un courage, une détermination et une force dont je ne me serais jamais cru capable. Alors oui je marche la tête haute, oui je soutiens les regards en face de moi, oui je réponds aux attaques, oui je m'assume, oui je suis fière. Mais quand je résume mon parcours, je me dis que je ne suis pas encore assez fière! Je me dis que j'ai de quoi être fière et que je peux l'être sans honte. Je suis arrivée là où je suis seule. 
Je me suis découverte, moi. Je peux aujourd'hui me regarder dans un miroir et aimer le reflet que j'y vois. Alors oui je ne suis pas parfaite, mais je suis telle que je suis et je suis belle. Belle à ma façon, avec mes formes, mes défauts & qualités, mes imperfections & perfections. Je prends plaisir à m'occuper de moi, à me pomponner, à m'habiller, je m'y amuse même.

J'ai retrouvé ma famille, de qui je m'étais éloignée sans même comprendre pourquoi. J'étais enfermée, prisonnière d'un jeu perverse qui m'enchaînait un peu plus chaque jour à une seule personne. Je ne me suis pas aperçue de cette distance qui s'insinuait petit à petit entre moi et les miens. Je les ai perdu sans même m'en rendre compte, s'en même comprendre le rôle que j'ai joué dans cette rupture. Aujourd'hui, tout le monde a repris sa place, tout le monde est là et personne ne m'a jugé ou questionné sur mes choix, ma famille m'a juste soutenu quand je l'ai demandé, épaulé quand j'en ai eu besoin. Ils ont ouverts leurs bras à mon retour. J'ai retrouvée ma place, je m'y sens sereine et apaisée. Je suis à ma place, et j'ai retrouvé une paix intérieure.

Au final, ma vie est plus saine, plus détendue, plus joyeuse. Je galère au niveau financier certes, mais ces galères ne valent rien à côté de tout ce que j'ai pu gagner. Même les pertes que j'ai eu à déplorer, au final, je les ai surmonter et mieux encore, je vis sans, et je vis mieux. Comme quoi ce n'étaient pas des choses et personnes indispensables. J'ai réussi un pari de dingue, je me suis relevée de ces épreuves plus forte, plus confiante, plus déterminée. Bon, je suis encore plus connasse que ce que j'étais avant, et franchement? Ça me va bien au teint !!! J'ai appris à être un chouilla égoïste, parce que de temps en temps, penser à moi avant de penser aux autres, ça fait du bien. J'ai appris à m'accepter, et j'ai finit par aimer ce que je suis , physiquement comme moralement. Et accepter mon corps, ce fût au final d'une facilité déconcertante! Une fois que l'on se sent libérée et qu'en fait, on l'est vraiment, que l'on n'entend plus des mots humiliants et rabaissants, une fois que l'on a pris son courage à deux mains et que l'on a fait ce que l'on devait, que l'on peut se regarder dans la miroir sans se dégoûter, et bien une fois tout ceci derrière soi, un matin on se trouve juste belle sans même s'y attendre. Alors j'ai finit par me faire plaisir et acheter des vêtements qui me plaisaient et non pas des vêtements pour me cacher, et là, ce fût juste un moment magique! Parce que même si j'aurai encore une vingtaine de kilos à perdre, voire même une trentaine si je m'oblige à être dans les normes de la société actuelle (alors chose que je n'ai absolument pas envie de m'imposer ) , et bien je suis belle. Et celui ou celle qui dira le contraire n'aura tourner sa tête car non je garde ma minie jupe qui laisse mes cuisseaux à l'air et visible aux yeux outrés.

Alors oui, plus zen, plus détendue et surtout sans colère, sans rage, sans rancune. Tous ces mauvais sentiments qui me pourrissaient de l'intérieur depuis si longtemps. Toutes ces émotions négatives qui prenaient tellement plus de place jour après jour dans ma vie que j'en étais arrivée à un point de rage et de haine envers tout et rien en même temps. Une preuve?! Je peux faire entrer mon ex-mari dans ma maison, le faire s'asseoir à ma table et même lui offrir un café. Je discute avec lui, plaisante, comme avec un vieil ami. Mais au final, il est un vieil ami, un ami de 20 ans. Un ami qui m'aura fait pleurer sûrement bien plus qu'il aurait du, un ami qui a vite oublié ses responsabilités envers moi, mais un ami avec qui j'ai grandi malgré tout, un ami qui est le père de mes enfants et avec qui je serai liée jusqu'à la fin de ma vie. Et puis, lui aussi, il a grandi avec moi! Quand on y pense .... Mon dieu que l'on était jeune !!! Les bons souvenirs se refont leur place petit à petit, mais ils n'effaceront jamais les mauvais qui eux n'étaient jamais partis... C'est ainsi. Mais au moins, nous pouvons nous installer à la même table, face à face, discuter en toute sérénité, des enfants surtout mais aussi des futilités, ça parait idiot mais c'est reposant.


Je me suis sortie tout seule de ce malheur, certes. Le plus souvent, oui. Mais pas que . Même si je me suis renfermée sur moi même les premières semaines afin de pouvoir me concentrer sur les choses à faire, à prévoir, tout ce qu'il y a penser quand on déménage, quand on s'installe et surtout quand on a des enfants avec soi. Et aussi parce qu'il me le fallait, parce que je n'aime pas dépendre de qui que ce soit, parce que je voulais faire tout ça seule, pour me prouver à moi-même que j'en avais la force. Mais aussi parce que j'en avais besoin de cette solitude pour me retrouver intérieurement, pour me rappeller mes convictions, ma personnalité, mon moi que j'avais trop longtemps enfui. Mais très vite, je me suis tournée vers ceux qui étaient là, parce que ce que je ne voulais pas , c'était rester comme je l'ai toujours été : seule. Je ne voulais pas continuer à m'isoler du monde, et vue la situation, c'était bon pour finir en dépression post-séparation avec toutes les éternelles réflexions stériles qui vont de paire des "comment j'ai gâché ma vie pendant 20 ans ?!" et blablablaaa, ces longues discutions interminables avec moi même, bien déprimantes! Et pour ça, je ne remercierai jamais assez tous ceux qui ont répondu présent quand j'appelais, quand j'envoyais un sms, ou quand je me pointais à l'improviste avec la bouche en coeur pour demander "on sort ? " Il y a certes des personnes que j'aurai aimé avoir encore près de moi, mais si elles ont préféré prendre un autre chemin que le mien, peu importe au final. Je vis bien plus heureuse qu'avant et pourtant ces gens là ne sont plus là, ce sont eux au final qui ont perdu quelque chose. Et si nos routes doivent se recroiser, elles le feront. Mais sûrement que tout sera bien différent... Je suis juste heureuse de voir dans ma vie les gens qui sont restés , ceux qui se sont un peu plus incrustés, ceux qui viennent d'arriver, bref, tous ceux qui me donnent de l'amitié et de l'amour, de la joie et du bonheur.


Ce que j'ai gagné en un an? Ma propre estime. Ma dignité. Ma fierté. Ma paix intérieure. Mon équilibre. Mon amour de la vie. Mon optimisme. Ma joie. Mon bonheur. Ma vie. Mon âme. Tout ce qui fait de moi ce que je suis. 







Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le petit récap.

On rattrape le retard. Du moins on essaye ;)

Mon LDoll